lundi 16 avril 2007

Dimanche 15 avril 2007

Hier soir j'ai croisé mon troisième cafard (à moins que ce soit le même que le deuxième vu que je l'avais pas tué). Et ce matin y'a un chat qu'est rentré je sais pas comment dans la maison. J'ai pas réussi à le retrouver, j'espère qu'il est sorti de la maison…
Au fait, pour mes horaires à la bibliothèque, je vais bosser le même nombre d'heures par jour que les bibliothécaires, c'est-à-dire 6 h. Donc c'est cool. À la bibliothèque, elles portent toutes un uniforme (bleu marine), et apparemment c'est la même chose dans pas mal de boulots. Un autre truc courant ici mais pas forcément commun chez nous : les usagers de la bibliothèque n'ont pas accès aux livres. Ils s'adressent aux bibliothécaires (qui sont derrière une sorte de comptoir) et elles leur apportent le ou les livres qu'ils souhaitent. Certains (et même pas mal) livres sont des photocopies du livre original qui ont ensuite été recousues et comportent une couverture comme pour un vrai livre. Sidérant !
J'avais oublié : cette semaine, lorsqu'on a été au département du tourisme (qui s'occupe aussi apparemment des affaires culturelles), on a aussi été voir le maire, on me l'a présenté et tout et tout. Ça fait un peu bizarre ! Ce même jour (juste avant de rentrer dans la mairie) on a rencontré un journaliste en voiture que la directrice connaissait. Du coup il s'est arrêté et l'a interviewé, comme ça, à l'arrache, au coin de la rue, alors qu'on s'entendait même pas parler ! Pour la ville (d'après la directrice) c'est super important qu'une française vienne faire son stage à la bibliothèque. Du coup on m'a aussi filmé (évidemment) je savais plus où me mettre, c'était horrible, vous pouvez pas imaginer. Moi qui ai horreur d'être prise en photo, vous imaginez, être filmée ! Le comble de l'horreur ! Heureusement, mon rôle se limitait à être une potiche vu que j'arrive pas à aligner deux mots d'espagnol. Imaginez si en plus j'avais dû parler, j'aurais bégayé, cherché mes mots, ç'aurait vraiment été la fin de la fin !
Encore une chose : ici, tout est à côté, magasins de vêtements, stations-service, vraiment tout. C'est simple, les habitants ne parlent pas des distances en mètres ou kilomètres mais en blocs (de maisons, évidemment…). Du coup, ils se déplacent tous, de 16 à 99 ans, en moto, mobylettes, scooters et autres deux-roues. C'est impressionnant ! Les voitures ne sont utilisées que pour les grands trajets, et encore, quand le car revient moins cher, ils prennent le car. Vous verriez les parkings de deux-roues de la taille de nos parkings pour voitures mais avec uniquement des scoot et 50, 125 ou que sais-je encore ! Impressionnant ! Trop bizarre ! En plus, ils ne mettent jamais de casque (c'est comme pour les ceintures de sécurité, c'est obligatoire uniquement à Montevideo), et se déplacent parfois à trois sur un deux-roues ! On ferait ça en France, j'imagine le scandale ! Bref, j'en suis à mon troisième tour en moto (enfin, ici ils appellent tous les deux-roues des motos…) et j'adore ! La sensation sans casque avec les cheveux dans le vent, c'est grisant ! Les bibliothécaires tiennent à me balader…
Voilou. Rien de plus. J'pense de toute façon que j'en ai raconté pas mal et suffisamment pour aujourd'hui.
J'vais sûrement avoir droit à un interrogatoire en règle demain sur mon périple montévidéen…
PS : les Uruguayens ont une sale habitude que personnellement je ne supporte pas (et qu'a notre cher ami Etienne…) ils jettent tout par terre ! C'est dingue ! J'ai jamais vu de villes aussi sales que celles qu'ici, en Uruguay. Fray Bentos n'est que la troisième ville que je connais vraiment, mais pour ces simples trois villes c'était pareil : peu de poubelles, tout par terre. Beurk !
PPS : cette après-midi, j'ai voulu aller au cyber pour appeler mes parents. Et tout comme à mon habitude, ç'aurait été trop beau si tout avait été comme sur des roulettes. Contrairement aux autres villes où je suis passée et où tout était ouverts, à Fray Bentos, tout est fermé ! Et comme je sais qu'il y a le wi-fi au département du tourisme (la connexion est pas terrible, ça saute tout le temps et c'est pas rapide, mais bon) eh bah j'y suis allé. Les gens devaient se demander : j'étais avec mon ordinateur dans les mains, scotchée à la vitre, en train de parler toute seule (je téléphonais à mes parents…). Et quand j'ai voulu donner de mes nouvelles la connexion internet marchait plus ! Voilà pour les malheurs de la journée ! Bizous à tous.

3 commentaires:

Julie a dit…

Ben chez nous (à Madrid je parle) c'est tout le contraire, enfin je parle principalement du centre. Nous sommes envahi (bn j'exagère peut-être un peu) par des petits bonhommes verts, avec un dossard jaune fluo où est écrit au dos LIMPIEZA! Le jour comme la nuit, ils ne s'arrêtent jamais (et la j'exagère pas)... Ca fait peur... Surtout qd ils s'approchent de vous avec leur Super-Pelle pour rammasser le mégot à côter de votre pied! Nan sérieusement. C vrai ca doit pas etre un boulot très existant mais... merci la LIMPIEZA.
On pourrait ptet leur demander de faire un ptit détour par Fray Bentos et les environs??

Unknown a dit…

alors comme ça t'es passé à la télé, oh lala j'aurais bien aimé voir ça. A marqué d'une pierre blanche ;-)

Gaëlle a dit…

Contente d'avoir de tes news (et oui CT de triste de plus pouvoir te lire!) et de voir que tout va bien pour toi.
Bn je vais manger car j'ai faim (il esyt 13h ici !)
Et moi je connais pas Mika (?) je vais chercher!
Bisous