Lessivée mais heureuse, c'est déjà ça !
Donc ce matin, debout à 2 h, taxi à 2 h 30 et bus à 3 h direction Rosario puis autre bus direction Colonia, une ville portuaire pour prendre le buquebus (sorte de bateau).
Première surprise : pas de terminal de bus à Rosario, seulement une agence fermée. Il est 5 h 45 du matin, il fait un froid de canard, et j'erre dans une ville fantôme ! Je visite, histoire de me réchauffer, la ville à l'air plutôt jolie bien qu'il fasse plus noir que noir. 6 h 30, retour à l'agence qui s'ouvre. Bus à 6 h 50. Arrivée à Colonia à 7 h 30. Je poireaute jusqu'à 8 h pour l'ouverture de l'agence de voyage de buquebus… et surprise ! Pas de place avant le soir vers 17-18 h ! J'avais pourtant regardé sur internet la veille, et il y avait de la place ! Super ! De toute façon, y'a qu'à moi que ça arrive ce genre de truc… Il reste juste de la place en première classe dans un buquebus à 11 h 45. Je prends un ticket, pas vraiment le choix ! Il s'agit maintenant de joindre l'hôtel pour leur dire que j'arriverais vers 12 h 45 plutôt que vers les 10 h 15 prévue initialement ! Petit déj' dans une cafet' et direction un cyber (heureusement il y en a partout ici) pour leur écrire un mail et savoir si ma réservation a été prise en compte (car évidemment j'ai réservé hier…). Je me connecte, et tout, et tout,… un mail de l'hôtel ! Cool, j'essaie de l'ouvrir… après cinq minutes je commence à me poser des questions : la connexion est peut-être lente mais quand même ! Changement d'ordi, même problème… donc je ne saurais pas si ma chambre est bien réservée pour les deux nuits ou si je suis à la rue, et je saurais pas non plus si quelqu'un m'attendra au port de Buenos Aires ou s'il faut que je me débrouille pour aller à l'hôtel. Tant pis ! Je baragouine en espagnol dans un mail pour leur expliquer que je n'ai pas pu lire leur mail et que j'arriverai en fin de compte à 12 h 45. Attente. Et… Disneyland Paris en plus petit pour le pré-embarquement… des files qui tournent dans tous les sens, quand tu crois que t'arrive au guichet, eh bah nan ! Tiens, rien que pour t'emmerder ça tourne dans l'autre sens ! Enfin,… présentation du passeport, du billet,… République française… do you speak english ? Yes I do. And spanish too. Enfin j'essaye. Fabuleux non, jsuis trilingue ! (ou presque…). Remplissage de papier pour la douane comme dans l'avion : non, je n'ai pas 300 000 dollars sur moi, ni cette somme en objet de valeur… Dommage, d'ailleurs ! Et encore la queue pour le passage de la douane…. Mon tour arrive… et évidemment, rien ne va plus ! Apparemment il me faudrait un papier qu'il m'ont donné la dernière fois que je suis sortie d'Argentine… sauf que je n'ai rien et que je suis sûre qu'il ne m'ont rien donné ! Qu'est-ce que vous faites en Uruguay ? Où vous habiter ? Pourquoi vous aller en Argentine ? Et là, moi de baragouiner, d'essayer d'expliquer que je fais un stage de trois mois à Fray Bentos, que j'y habite, que c'est un week-end de trois jours et que je veux visiter Buenos Aires, que la dernière fois que j'ai été en Argentine c'était juste pour une heure (le temps de faire le plein d'essence parce que c'est moins cher…), et qu'il ne m'ont rien donné… suspense… c'est bon, le mec me donne le droit de sortir du pays, me précisant bien qu'il faudra que je conserve bien le papier qu'ils me donneront quand je repasserai la frontière. Comptez là-dessus, j'y ferai attention, je compte pas rester coincée en Uruguay quand je prendrai mon avion an juillet ! Enfin, ça y est ! Je vous passe l'attente jusqu'au buquebus, la montée en première classe (la classe nan ?!) et… le retard d'une demi heure ! Parce que j'ai toujours autant de chance !
Enfin, traversée très agréable, avec sandwich et jus d'orange,… la côte se dessine, on aperçoit Buenos Aires : le port, les grands buildings… je sens que je vais aimer !
Bonne surprise, un monsieur m'attend avec une feuille "Mélanie Boutin" ! Mais c'est moi ça ! Avec la chance que j'ai, je m'était préparé à prendre le bus ou le subte ! (subte pour "sous la terre", comme underground,… et métro sauf que nous les français on fait pas comme tout le monde… bien que "j'vais prendre le sous la terre sonne pas terrible quand même, je le conçois…). Enfin bref, j'prends le taxi, j'suis toute contente, on papote, je m'excuse qu'il ait dû m'attendre mais j'avais pas prévu le retard de 30 min ! Déjà que j'ai envoyé un mail au dernier moment pour dire qu'il y avait plus de place dans les buquebus avant 11 h 45. J'étais bien embêtée quand même. Mais moi et la chance, hein ! Hop, direction l'hôtel ! Et là, je peux vous dire que j'ai trouvé pires conducteurs que les Parisiens ! Je vous assure, autant à Paris, je suis pas zen mais pas terrorisée non plus, autant là j'étais scotchée à mon siège ! Ils roulent tous vite, mal, slaloment, et klaxonnent tout le temps ! Horrible ! J'arrive vivante à l'hôtel (fallait bien, sinon j'aurais pas pu le payer…), c'est bon, j'ai une chambre. Et pas n'importe quoi : elle est spacieuse, lumineuse, avec la télé, la câble, une chouette salle de bain avec une grande douche ! La classe ! J'pique un plan et me voilà lancée dans les rues de Buenos Aires ! Il y a du soleil, il fait chaud (enfin, il fait pas non plus 30° à l'ombre, mais je suis en pull), j'suis heureuse ! J'me balade, la proprio de l'hôtel m'a conseillée un coin de la ville où il y a des artisans. J'y cours !
L'après-midi s'écoule, je marche, zieute les vitrines, les ferias (marchés d'artisans, j'adore!)… Je dois aller dans le centre pour passer à une agence qui propose des city tours. J'demande ma route plein de fois pour être sûre de pas me planter, on me dit que le centre est loin, donc je dois prendre le subte (si on convertit, le ticket revient à un peu moins de vingt centimes…). J'arrive sans problème dans le centre, je me dirige vers la rue de l'agence (j'ai pris l'adresse sur leur site internet)… et là, surprise ! Je me retrouve face à un bâtiment décrépi et vide ! Attrape-touristes ou clé sous la porte ? En tout cas leur site est toujours en service… Tant pis, maintenant que j'ai traversé la ville j'en profite pour visiter. Je demande à quelques personnes si elles ne connaîtraient pas par hasard une agence proposant des visites de la ville, on me répond qu'il y en a évidemment mais où exactement, aucune idée. Je visite toutes les librairies que je trouve, demande s'ils ont des livres de Mafalda, icône BD de l'Argentine si j'ose dire, marche, zieute les vitrines… Et commence à fatiguer ! C'est que je suis debout depuis deux heures du matin quand même ! De toute façon la nuit arrive… La ville n'étant déjà pas un modèle de sûreté la journée, on va éviter de traîner en pleine nuit dans les rues, j'suis pas suicidaire quand même ! Re-subte. Je demande si je suis dans le bon sens… c'est une américaine ! On papote cinq minutes, elle est de New York, et là je lui fait remarquer que son sac est ouvert… elle fouille… plus de carte de crédit ! Elle va devoir retourner à son hôtel… De mon côté, je prends le subte, ré-interroge quelqu'un à la sortie pour être sûre d'être dans le bon sens, elle me demande d'où je suis (comme bon nombre des personnes que j'ai pu interrogées dans la journée) et quand je lui dit que je suis française elle me répond qu'elle aussi ! Le monde est petit ! Évidemment on papote en français, parle de la ville, ce que je fais là, ce qu'elle fait là, des élections,… blablabla… il fait tout noir faut que j'y aille. Je me perds en rentrant, les rues ici sont super longues, vont des numéros 1000 à au moins 6000 alors je vous dis pas, quand on a une adresse avec juste une rue, vous mieux avoir le numéro qui va avec ! Je finis par trouver l'hôtel et m'écroule sur mon lit… Et je réalise que je meurs de faim ! Je redescends, demande à la proprio où je pourrais manger ou acheter à manger parce que j'ai la flemme de manger dans un resto. Elle me file quelques adresses… manque de chance celle où on peut commander par téléphone n'est pas ouverte le samedi ! Crotte ! Je réalise par la même occasion que je n'ai pas de pesos argentins. Je ne vous est pas précisé que le samedi et le dimanche la plupart des magasins sont fermés (sauf les magasins de fringues et chaussures) ainsi que les banques et les bureaux de change ! Trop sympa, la proprio (elle s'appelle Suzanna) me file 20 pesos. Je lui parle de mon problème avec l'agence de city tour, en visitant seule j'ai peur de passer à côté du principal. Pas de problème, elle a quelques adresses, elles envoient quelques mails, plus qu'à entendre les réponses. Je file dans un resto, l'avantage ici c'est que quand t'arrives dans un resto, tu peux dire que t'as pas envie de manger sur place et ils te préparent tout pour emporter. Merveilleusement pratique, non ? Retour à l'hôtel, manger, télé et dodo !
Je tâcherais de faire plus court demain et après-demain… parce que niveau synthétique, je suis pas sûre d'être dans les normes… Bzoos !
dimanche 27 mai 2007
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1 commentaire:
Même si ç'st long (tout est relatif), on en raffole (moi en tous cas!).
Bonne fin d'aprem, moi c'est dodo!
Bzoo
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